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En suivant le Lot et la Garonne
Vendredi 6 Aout 2010
Noisy-Sadirac puis Sadirac-Créon-Sadirac
Alors nous voilà repartis pour un tour, ou plutot pour un « 8 » entre le Canal de la Garonne et le Lot.
Charmés par le Canal du Midi et le sentiment de liberté qu’avait provoqué nos déambulations en vélo, nous arrivons au "Gîte du Vélo Vert" le vendredi 6 aout en fin d’après-midi, point de départ de notre périple.
Si il existe une règle du "ça commence bien, ça va être sympa", c'est le cas ici.
Gîte dans une maison de famille pleine d’histoire, charmant, à deux pas de la piste Lapébie, perdu dans la Campagne à 4 kms de Créon.
Trouver un gîte dans le Bordelais qui ne se la joue pas faux chic, genre « bienvenus au Chateau » n’est pas si simple.
Le "vélo vert" est parfait dans le registre inverse, c’est vivant ici, et en plus, bonus pour Félix, il y a une piscine !
On s’installe, monte les vélos et la carriote et hop, direction Créon par la piste pour diner.
Retour par le même chemin à la tombée de la nuit, drôle d’ambiance sous les arches formées par la végétation
1O kms
Samedi 7 Aout 2010
Sadirac-Fontet (pont du Tartifume)
Après avoir discuté avec Francis le propriétaire du gîte, il semble que la route choisie pour aller glaner le BCN du 33 soit en fait très circulée, nous décidons donc de nous passer du BCN de la Gironde et de commencer à la cool par la piste Lapébie. C’est une piste cyclable en zone protégée qui relie Bordeaux à Sauveterre de Guyenne. La piste est sublime et traverse de jolis paysages alternant vignes et forêts. En légère descente de Créon à Sauveterre. C’est un vrai bonheur pour les cyclotouristes.
Une cyclotouriste heureuse
Nous traversons Sauveterre et prenons la direction de La Réole par un dédale de petites routes de campagne. Nous croisons un couple avec une petite de deux ans dans la même configuration de voyage que nous.
Passage et arrêt au moulin de Loubens.

Puis nous continuons jusqu’à Bagas. Ici nous découvrons un joli spot de pincic au niveau du lavoir avec jeux pour enfants et sanitaires. Cela ne nous empêche pas de jeter un coup d’œil à la jolie église romane.
Lavoir de Bagas
Pas trop de choc en arrivant à La Réole car c’est samedi et c’est assez calme. Nous prenons le grand pont qui traverse la Garonne et suivons les digues bordées de champs de maïs en évitant les immenses jets d’eau qui les arrosent jusqu’au pont du Tartifume, point de jonction avec le Canal de la Garonne. Il y a là, juste après le pont (qui n'a rien de charmant), un spot de bivouac idéal.
Pont du tartifume vu depuis notre bivouac
Il est temps de trouver un ravito pour le soir.
Je dépose la carriote de Félix et me dirige vers Hure. Et là c’est La Surprise !!!! La base nautique du Fontet comprend une piscine naturelle, une aire de jeux immense, des douches, bref le DisneyLand des cyclos en bivouac.
Je fais rapidement le plein de pâtes à Hure et reviens chercher Syl et Félix sans rien leur dire pour leur faire la surprise. Fin de journée avec baignade, jeux, douche, le top pour ce premier jour.
Nous revenons vers notre bivouac de Tartifume pour diner et passer la nuit.
Il y a pire comme endroit pour passer la nuit non ?
Jour 75 kms – Total 85 kms
Dimanche 8 Aout 2010
Le Fontet – Aiguillon
La nuit au bivouac a été émaillée de lointains bruits d’un spectacle de moto-cross à Créon. Je n’ose pas imaginer le bouzin que cela faisait en ville !
A part cela quel plaisir de se réveiller dans la nature.
Pliage du camp et départ sur l’ancien chemin de halage –le canal de la Garonne à proprement parler- avec Le Mas d’Agenais en ligne de mire.
Rangement du matin
Le chemin est une autoroute pour cyclos : joli enrobé sur 2,5 à 3 mètres de large. C’est plutot filant comme chemin. C’est même lassant par moment.
L’arrivée (très tôt par rapport à nos prévisions) au Mas d’Agenais se fait par une pente plutot raide que l’on finira à pied.
Jolie place, avec une grande halle aux grains, et une église romane.
On se ravitaille et l’on va vers ce qu’ici ils appellent « l’aire naturelle de camping ».
C’est un chouette spot de bivouac sur les reste d’anciens remparts, avec eau, sanitaires et électricité, sublime vue sur le canal et prix dérisoire.
Nous déjeunons et nous reposons ici, mais vu qu’il est si tôt nous décidons de rouler un peu plus. Nous repartons dans le village pour un café et une glace pour Félix. Ambiance sympathique sous la halle aux grains où les anciens se sont installés pour se faire un Bingo avec force victuailles comme lots.
Retour sur le canal, Félix en profite pour faire une sieste.
Nous nous traçons vers Damazan où il y a semble t-il un camping proche d’un étang avec une base nautique, ce qui fera plaisir à Félix qui fantasme de « naviguer ».
Le camping est petit et propret, mais la base nautique n’existe plus. Nous rencontrons une famille de 3 allemands qui roulent sur des spads de courses équipés de sacoches. Nous leur faisons part de notre idée de rallier Aiguillon, endroit où le Lot se jette dans la Garonne, et ils se rallient aussi à cette idée.
Et hop, ça repart par un dédale de petites routes. Le camping municipal est petit et au dessus du Lot. Nous allons faire trempette dans le lot.
Baignade dans le Lot à Aiguillon
Nous allons vite nous rendre compte que camping est très bruyant dû à la proximité d’une route reliant un axe menant à l’entrée de la route pour Bordeaux.
Bref à éviter, le lendemain nous nous rendrons compte qu’à 8 kms de là, par la véloroute du Lot, on peut rejoindre Clairac et son charmant petit camping municipal au bord du Lot.
Jour : 55 kms – Total : 140 kms
Lundi 9 Aout 2010
Aiguillon – Villeneuve sur Lot
Nous plions rapidement et passons le grand pont sur la Garonne pour rejoindre la véloroute du Lot. C’est un réseau de route très peu circulées qui suivent les méandres du Lot. C’est très bien flêché et surtout le parcours n’omet aucun lieu d’intérêt.
Les premiers 8 kms nous emmenent jusqu’à Clairac, ville coincée dans une boucle du Lot. C’est acceuillant et si nous avions su nous aurions fais halte ici hier soir plutot qu’à Aiguillon. Ravito et achat de lunettes de soleil pour Félix, les autres ayant disparues.
Ca roule tranquille jusqu’à Castelmoron sur Lot où nous déjeunons sur une charmante « plage » du Lot.
Pendant que Sylvie nous ravitaillait, avec Félix nous avons assisté à l’arrivée de mariés dans une vieille auto.
Dialogue :
Félix : « Oh, c’est qui la princesse ? »
Eric : « C’est la mariée »
Félix : « elle se marie avec le prince ? »
Eric : « oui »
Félix : « pourquoi ils se marient ? »
Eric : « parce qu’ils s’aiment »
Félix : « pourquoi ils s’aiment ? »
Eric : « et bien, ..... c’est parce que ...... comment te dire .......
Tiens ! Maman vient de sortir du magasin, allons déjeuner ! »
C’était compliqué cette dernière question !
Plage sur le Lot à Castelmoron
Nous profitons d’être proche d’une petite base nautique pour faire un tour sur le Lot en bateau, que Félix va piloter un court instant, et Sylvie va essayer un plus court instant encore.
Marins d'eaux douces
Un petit coup de lessive dans la fontaine, séchage sur le fil tendu sur la cariotte de Félix.
On repart, Félix dans la cariotte pour la sieste et nous arrivons à la déprimante ville de Sainte Livrade.
Heureusement nous rencontrons un couple de jeune mariés parisiens qui sont en voyage de noces en tandem et qui arrivent du Massif Central avec l’idée de rejoindre Bordeaux. Sympathique et bienvenue discussion où nous échangeons entres autres les bons plans de spot de bivouac. Ils sont très intéressés par le transport de Félix et sont plutot ravis d’apprendre que même avec un enfant ils pourront continuer à voyager.
Villeneuve sur Lot
Sous un ciel voilé nous rejoignons Villeneuve sur le Lot par un parcours toujours aussi varié.
Centre ville sympa et animé. Par hasard nous atterrissons dans un hôtel proche de l’ancienne gare « La résidence ». Heureux hasard : l’hotel, simple mais chaleureux est charmant, les cyclos sont les bienvenus (garage gratos), l'accueil est sincère et chaleureux.
Ce soir c’est luxe, nous dinerons en ville !
Félix se découvre une passion pour la photographie
A noter qu'à partir de ce soir là, toutes les photos qui ne proviendront pas du génial petit Hipstamatic mais du petit Minolta seront presque toutes l'œuvre de Félix.
Jour 53 kms – Total : 193
Mardi 10 Aout 2010
Villeneuve sur Lot – Puymirol
Réveil tranquille à l’hôtel et petit-déjeuner dans le patio fleuri
On prend notre temps ce qui fait que l’on ne va pas être prêt plus tôt que d’habitude alors que nous n’avons presque rien à plier.
Sortir de la ville s’est avéré chaotique, mais au bout de 4 kms nous trouvons une transversale qui nous ramène à la campagne, et nous rapproche de la Véloroute nous semble t’il.
Une petite crevaison sur le Scott de Syl.
Man at work
Vite réparée, nous repartons et là, totalement au feeling, nous tombons sur le bon chemin qui nous amène rapidement à Penne D’Agenais aux alentours de 12h00.
Après-midi de "toboggans"...
Un petit picnique en face du port, un café et un BCN. Il fait si chaud à 13h00 –moment du départ - que nous décidons de faire l’impasse sur la ville médiévale, la ville « haute ».
Il faut dire que maintenant nous allons être hors circuit, ce qui n’est pas grave en soi bien au contraire, mais nous n’avons aucune idée des dénivellés que nous allons rencontrer pour rejoindre Puymirol, cette petite incertitude est finalement inhabituelle mais excitante, même avec 45 kgs à trimbaler.
Ca grimpe, mais c'est beau
Nous allons donc passer un après-midi de « togobbans » dans une campagne magnifique. Les hauteurs nous dévoilent de sublimes points de vue.
Une erreur de lecture de carte nous fait grimper à Hautefage La Tour, puis grosse descente sur Laroque Timbaut. Grosse montée d’adrénaline dans cette descente ou l’on prend 55 km/h avec l’attelage. Cette cariotte de fabrication allemande est vraiment très bien.
Puymirol "en festes"
Ca regrimpe à nouveau pour arriver dans le bas de Puymirol. Heureusement le camping municipal est là, en bas, près du lac.
Eglise de Puymirol
Et là c’est l’hallu ! Le camping est minuscule (10-15 emplacements), tous séparés les un des autres par des arbustes, sanitaires nickels, le lac à côté est très entretenu, impeccable, cela nous coute 6 €, et l’employée municipale qui collecte les fonds nous indique qu’il y a une piscine au village.
Finalement, c’est presque un bivouac mais avec des sanitaires.
Pendant que j’installe le matériel, Félix sympathise avec un groupe de pêcheurs qui pêchent des écrevisses dans le Lac, celà lui plait et l’intéresse beaucoup, on en entendra souvent parler durant la suite du périple.
Vue depuis la piscine
Les vélos déchargés nous montons au village, direction la piscine : 3 petits bassins construits sur les remparts avec une vue sur la campagne environnante superbe. La lumière de fin d’après-midi et l’eau nous ont requinqués de cette journée à fort dénivellés.
Après un après-midi à grimper par 35°c, la piscine fut une extraordinaire surprise
Passage par le bistro du village. Le village médiéval a été entièrement refait et est magnifique.
Difficile de comprendre pourquoi ce village n’est pas plus connu, enfin, c’est tant mieux pour nous.
Descente au lac pour le diner et la nuit rédemptrice.
Puymirol est le plus beau village visité à ce jour dans notre périple. Nous sommes sous le charme.
P-S : il semblerait que Félix affectionne particulièrement les autoportraits....
1er autoportrait d'une longue, très lonnnnngue série....
Jour : 50 kms - Total : 243 kms
Mercredi 11 Aout 2010
Puymirol - Saint-Maurin puis Puymirol – Lamagistère
Petit trajet d’échauffement sans chargement pour aller visiter Saint-Maurin et sa magnifique abbaye en rénovation. 35 mn de D16, route complètement toute droite (donc fort lassante) nous permet de découvrir la petite perle qu’est Saint-Maurin. Rien n’est ouvert, donc la validation du BCN se fera via une photo.
En remontant la côte de Puymirol un crac suivi d’une roue qui touche les freins me laissent penser à une rupture de rayon. Après avoir desserrer le frein arrière j’arrive au campement pour valider mon jugement. Plusieurs possibilités sont envisagées, mais nous décidons finalement d’essayer de rejoindre Lamagistère dans cette configuration (carriotte derrière le vélo estropié) en roulant doucement, et pour éviter de tirer sur la roue arrière, nous devrons même monter quelques bosses à pied. L’aventure quoi !
Justement, commence alors une petite séance de bosses dans la campagne, c'est dur mais c’est juste très beau.
Nous arrivons un peu tard à Lamagistère, du moins trop tard pour un ravito. Ce sera donc pizza dans un resto de poche : le cabanon. Acceuil chaleureux de Jean-François, pizza king size (c’est bon quand on a grimper toute la matinée en flippant de casser la roue), ambiance simple mais amicale.
En discutant avec le patron, il nous conseille un vélociste à 12 kms, Joel Feutrier.
Grassement repus, nous nous dirigeons vers les « Chambres du Lac », le Gîte de Maryline et Marc, fan de nature.
Ici c’est l’arche de Noé des cas sociaux animaliers sur 15 ha. Un étang, des moutons, une truie noire de Chine, un cheval, un sublime âne blanc, des poules, un furet, un perroquet et même des cyclotouristes !
Les moutons autour de l'étang : les tondeuses du gîte
Très jolie propriété. Mais le plus extraordinaire ici c’est la qualité humaine de Maryline et Marc. Toujours compliqué d’expliquer ces choses là. Celui qui lit ces propos peut se méprendre, et s’attendre à des choses qui ne se passeront pas.
Le voyage et les rencontres c’est un peu l’auberge espagnole, on y trouve souvent ce qu’on y amène soi-même. Alors aux « chambres du Lac » n’attendez rien d’autre qu’une rencontre avec des gens capables par leur sincérité et leur chaleur de provoquer chez vous les mêmes sentiments si toutefois vous y êtes enclin.
C’est un endroit rare ou l’on arrive en hôte et l’on repart en copain, rassuré sur les rapports humains.
A peine arrivés, Félix d’habitude si distant se marre avec Marc.
A peine arrivés, Maryline met à notre disposition machine à laver et lessive (tellement bien de faire une lessive après une semaine d’errance).
A peine au courant de nos déboires mécaniques que le vélo est chargé sur le pick-up, direction Lafox chez Joël Feutrier, vélociste de son état.
J’ouvre maintenant une petite parenthèse concernant Monsieur Feutrier, le vélociste de Lafox.
Donc Marc me dépose avec le vélo à Lafoix. Je rentre dans le magasin et immédiatement le vélo est pris en charge. Démontage de la cassette, changement des rayons, remontage, graissage, tout cela fait consciencieusement et avec vérification à chaque étape. Pendant ce temps on m’offre un café. Je me dis en gros que je vais en avoir pour 35 euros vu la qualité du boulot. Mr Feutrier m’ammène en caisse, me remercie et la caissière tape sur sa machine pour arriver à un total de ……..16,88 € ! Je lui demande si elle n’a pas fait d’erreur, mais non ! C’est en voyant le ticket que je comprend : le taux horaire appliqué est calculé à la minute. Extraordinaire honnêteté !
Du coup j’achète une sonnette qui était à remplacer sur la randonneuse de Syl.
Retour à Lamagistère via le canal.
Pendant ce temps Félix à fait connaissance avec Sidonie la truie, Noel l’âne blanc, les moutons, le furêt et toute l’arche de Noé hébergée ici.
Il semble que Noël aime bien poser
Le chien de la maison....à fond !
Il m’entraine à mon tour pour une visite, qui se termine par l’étang. Et comme d’habitude voyant les barques, il souhaite aller « naviguer ». Je m’en sors en lui disant qu’étant pleine d’eau de pluie, elles ne sont pas utilisables.
Un petit passage par la piscine.
Maurice Ronet ou Alain Delon ?
Un couple de randonneurs catalans vient d’arriver, elle sur un vélo classique et lui en tricycle. Nous sympathisons et depuis le temps que j’en ai envie, j’ai l’opportunité d’essayer un tricycle. Quel confort ! Sur que en côte cela va plus lentement, mais pour le cyclotourisme c’est top. Dos protégé, cervicales idem, parfait pour profiter des paysages. Ce véhicule offre aussi la possibilité de faire des photos en roulant en limitant les risques.
C’est vraiment une option à retenir pour un voyage au long cours sur plusieurs semaines. Tout comme les tandems mixte assis/couché de chez Pino que nous avons croisés.
On se couche en méditant sur les possibilités de voyages sur plusieurs semaines.
Jour : 56 km – Total : 299 kms
Jeudi 12 Aout 2010
Lamagistère-Auvilar-Moissac-Lamagistère
Ce que l’on est bien chez Maryline et Marc !
Petit-déjeuner sur la terrasse couverte. Nous rencontrons un sympathique couple de bordelais qui prennent 3-4 jours de vacances sans leurs grands enfants et ils ont l’air d’en profiter pleinement.
Programme culturel ce jour : Tout d’abord Auvilar puis Moissac et son ensemble abbaye-église.
Auvilar
On rejoint assez rapidement Auvilar qui est situé en haut d’un piton rocheux. Ca grimpe dur pour rejoindre le centre du village et sa fameuse halle aux grains de forme circulaire. Nous pique-niquons sur la place en bout de village avec un panorama sur la vallée de la Garonne extraordinaire.
Vallée de la Garonne depuis
Auvilar
Pélerin
Auvilar est aussi une halte importante sur le chemin de Saint-Jacques et de nombreuses représentations de pélerins ornent les batiments de la ville.
D’ailleurs le tampon BCN rappelle la thématique.
BCN 82
On rejoint le canal pour rallier Moissac. Visite de l’incroyable abbaye aux murs peints, et du cloître.
Journée culturelle...
Ainsi qu’une petite expo sur le célèbre affichiste Firmin Bouisset, enfant du pays.

Petit passage par le Pont Canal et retour fastidieux par le canal avec un fort vent de face. Le Canal de la Garonne est très roulant mais souvent lassant.
Arrivée au gîte Marc a prévu un apéro (qui va se transformer en diner avec force fromage et tarte maison). Voilà des gens que l’on ne connaissait pas il y a deux jours, et ce soir on a l’impression d’être en famille.
Marc a même vidé une des barques de l'eau de pluie qui était à l'intérieur pour que Félix puisse aller faire un tour sur le lac !
Ce Toulousain là est "mûr" pour être grand-père !
Encore un autoportrait !
Jour : 62 kms – Total : 361 kms
Vendredi 13 aout 2010
Lamagistere – Meilhan sur Garonne
L’ETAPE !
Le but initial de cette étape était de rejoindre Damazan en 50 kms ou si nous étions en forme d’essayer d’aller jusqu’au Mas d’Agenais qui nous avait bien plu à l’aller en 70 kms.
Après avoir saluer tous les animaux (Félix y tenait) nous laissons donc Maryline et Marc - c'est le lot des gens qui voyagent que de laisser leur hôtes bienveillants - et nous reprenons le canal.
Félix fait ses adieux
Ca roule tranquille. Après Agen, le soleil se lève. Nous cassons une graine après le pont Canal.
Pont Canal d'Agen
Ce fut assez impressionnant de traverser le pont canal (le second de France avec 539 mètres, après Briare) vu la grande longueur et la petite largeur. Pas beaucoup de marge d’erreur lors de croisement d’autres cyclos.
Sylvie est abritée derrière la carriote et ça roule à 20 km/h. Nous arrivons rapidement à Damazan et nous décidons de rallier le Mas d’Agenais.
Sylvie par Félix
Le Mas d’Agenais arrive rapidement, il est 16h00, il fait beau, le canal n’est pas trop lassant sur cette portion, nous allons donc pousser jusqu’à Meilhan sur Garonne. Nous gérons les 30 derniers kms entre 15 et 17 km/h et nous voilà à Meilhan/Garonne.
Pause au km 85
Un passage dans la ville haute pour le ravito et nous nous installons entre Canal et Garonne.
Sylvie signe son premier 100 kms avec une grande facilité.
Après diner, balade au bord de la Garonne et séance ricochet avec Félix.
Jour : 102 kms – Total : 463 kms
Samedi 14 aout 2010
Meilhan sur Garonne – Sadirac
Rapide pliage du camp et à 9h30 nous attaquons la dernière ligne droite de notre périple. Nous repassons par le pont du Tartifume, puis la Réole.
Embouteillage sur le pont de la Réole
C’est jour de marché et nous en profitons pour ravitailler ici. Fastidieuse jonction entre la Réole et Gironde sur Dropt due à la circulation en ce jour de marché.
Mais assez rapidement nous retrouvons les charmantes routes de campagne qui vont nous remonter peu à peu jusqu’à Sauveterre.
Autre vue du moulin de Loubens
On s’arrête pour déjeuner à Bagas au lavoir. Nous n’avons plus de jus dans les téléphones. Incroyable ! Sylvie trouve un branchement dans un bloc éléctrique ouvert on ne sait ni comment ni par qui !
Nous nous rappellons assez bien le parcours « aller » et nous arrivons à Sauveterre vers 14h00. Félix est en pleine sieste dans la cariotte et nous en profitons pour prendre un café sur la place centrale. Il fait très beau.
Puis c’est la piste Lapébie jusqu’à Sadirac. Les effets conjugués de la journée de la veille, des côtes « casse-patte », du fait que le trajet soit en montée constante et du fort vent de face vont rendre la remontée sur Créon un peu fastidieuse. Mais que cette piste est belle !
Arrêt café à Créon comme pour faire durer encore un peu ce voyage qui se termine, puis ce sera 5 kms de légère descente jusqu’au gite du « Vélo Vert » à Sadirac.
Belle fin d’étape, belle fin de voyage.
Jour : 72 kms – Total : 535 kms
Impressions
Bien que plus roulant que le Canal du Midi grâce à son revêtement, le Canal de la Garonne offre quelques portions un peu lassantes.

Les ouvrages d’art sont moins nombreux et il faut parfois beaucoup rouler pour rencontrer des centres d’intérêt.
La partie de véloroute du Lot que nous avons emprunté nous a enchantée. Beaucoup plus vivante, beaucoup plus variée, des possibilités de baignade dans le Lot, plus d’attraits culturels.
Sur le Canal de la Garonne peu de spot de bivouac sympa, alors que sur le Canal du Midi il y en avait partout. Par contre beaucoup de petits campings municipaux à taille humaine.
Nous avons croisé beaucoup de gens sympathiques et beaucoup de chaleur humaine, et cela c’est rassurant. Et le plus important.
L'année prochaine : le canal de Bourgogne ?
On verra bien ...